Hypnose ericksonienne · Dinard
Qu'est-ce que l'hypnose ericksonienne ?
Ni spectacle, ni sommeil, ni perte de contrôle. L'hypnose ericksonienne est une méthode conversationnelle précise, qui s'appuie sur un état naturel que vous traversez déjà plusieurs fois par jour.
Hypnothérapeute à Dinard
8 min de lecture
C'est la question qu'on me pose le plus souvent, avant même « combien de séances » ou « est-ce que ça marche pour moi ». Et c'est la bonne question à poser, parce que le mot « hypnose » recouvre des réalités très différentes selon qu'on parle d'un spectacle de music-hall, d'une application de méditation, ou du travail que je pratique au cabinet.
L'essentiel
- L'hypnose ericksonienne tient son nom de Milton Erickson, psychiatre américain qui a développé une approche permissive, à l'opposé de l'hypnose de spectacle.
- La transe est un état naturel, pas un phénomène exceptionnel : vous la traversez déjà en voiture sur un trajet connu, ou plongé dans un livre.
- Vous restez conscient pendant toute la séance. Personne ne peut vous faire faire quelque chose contre votre volonté.
Une méthode qui porte le nom de son fondateur
Milton Erickson était un psychiatre américain, né en 1901, dont le parcours personnel a directement façonné sa pratique. Atteint de poliomyélite à l'adolescence, partiellement paralysé, il a développé une attention exceptionnelle à l'observation du corps et du langage une nécessité, avant d'être une méthode.
Ce qui distingue son approche de l'hypnose classique de l'époque tient en une idée simple, mais qui a tout changé : plutôt que d'imposer des ordres directs à une personne passive, Erickson s'est mis à utiliser ce que la personne apportait déjà son langage, ses images, ses résistances mêmes comme matériau du changement.
Le patient a en lui toutes les ressources dont il a besoin. Le rôle du thérapeute est de l'aider à y accéder, pas de les lui fournir.
Cette phrase, souvent attribuée à Erickson, résume l'esprit de la méthode. En pratique, ça se traduit par un langage permissif plutôt qu'autoritaire : pas de « vous allez oublier cette douleur », mais des suggestions ouvertes qui laissent l'inconscient trouver sa propre solution, à son rythme.
Ce qui distingue l'hypnose ericksonienne des autres hypnoses
Face à l'hypnose de spectacle
L'hypnose de music-hall recrute des volontaires particulièrement suggestibles, dans un cadre social où l'on s'attend à un spectacle et où une part du jeu consiste justement à se prêter au rôle. Rien à voir avec un cabinet : ici, il n'y a ni public, ni performance, ni recherche d'un état spectaculaire. L'objectif est thérapeutique, pas démonstratif.
Face à l'hypnose classique, dite « directive »
L'hypnose telle qu'on la pratiquait avant Erickson reposait sur l'autorité du praticien et des suggestions directes : « vous dormez profondément », « à mon signal, vous ferez ceci ». L'approche ericksonienne inverse la logique : c'est la personne qui reste aux commandes, le praticien se contente de guider et de proposer.
Face à la méditation ou à l'auto-hypnose en application
Ces outils sont utiles, mais génériques : le même enregistrement s'adresse à tout le monde. Une séance d'hypnose ericksonienne, elle, se construit en temps réel à partir de votre langage, de votre histoire, de vos images à vous ce qui explique pourquoi deux séances ne se ressemblent jamais tout à fait, même pour la même problématique.
Ce qui se passe réellement pendant une séance
La transe hypnotique n'a rien d'exceptionnel. C'est un état de focalisation attentionnelle que vous connaissez déjà : le moment où vous conduisez un trajet familier et arrivez sans vous souvenir précisément du chemin, ou celui où un livre vous absorbe au point de ne plus entendre qu'on vous parle. Le cerveau bascule alors dans un mode où l'attention se resserre et où le dialogue intérieur critique se met en retrait.
En séance, ce même mécanisme est simplement guidé, plutôt que déclenché par hasard. Concrètement :
- Vous restez conscient du début à la fin. Vous entendez ma voix, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux si vous le souhaitez.
- Rien ne vous est imposé. Le langage utilisé est volontairement ouvert des suggestions, jamais des ordres pour que votre inconscient garde la main sur ce qu'il accepte ou non.
- Une dissociation légère s'installe entre une part de vous qui observe et une part qui vit l'expérience. C'est cette dissociation qui permet au changement de s'opérer sans que le mental analytique ne s'y oppose en permanence.
À la fin de la séance, la plupart des personnes décrivent une sensation proche du réveil après une sieste : présentes, un peu ailleurs encore quelques instants, puis parfaitement lucides.
Pourquoi ça fonctionne
Beaucoup de comportements que l'on cherche à changer une envie de cigarette, une anxiété, un rapport compliqué à la nourriture ne sont pas pilotés par la réflexion consciente. Ils sont automatiques, appris, logés dans des circuits que la volonté seule atteint difficilement. C'est précisément à ce niveau que l'hypnose ericksonienne intervient : en s'adressant directement aux automatismes, par le biais de métaphores, d'images et de suggestions indirectes, plutôt qu'en essayant de les combattre frontalement par la raison.
C'est aussi ce qui explique un phénomène qui surprend souvent : certains changements s'opèrent sans effort perceptible, presque malgré la personne. Ce n'est pas de la magie c'est simplement que le travail s'est fait à un niveau où la volonté consciente n'avait pas prise de toute façon.
Pour quels types d'accompagnement ?
L'hypnose ericksonienne s'applique à un large éventail de situations, dès lors qu'un automatisme, une émotion ou une perception est en jeu :
- L'arrêt du tabac, l'une des applications les plus documentées
- Le stress et les crises d'angoisse
- La gestion du poids et l'alimentation émotionnelle
- La douleur chronique, où l'hypnose agit sur la perception de la douleur elle-même
Dans chaque cas, le principe reste le même : ce n'est pas l'hypnose qui impose un changement, c'est elle qui ouvre l'accès à des ressources que la personne possède déjà, mais auxquelles elle n'arrive plus à accéder seule.
Pratique. Cabinet Gildas Lecomte, 17 hameau de la Fontaine, 35800 Dinard. Séances d'environ 1 h, tarif unique 60 €, sur rendez-vous. Séances également en visio, partout en France.
Questions-réponses
- Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?
- Oui, à des degrés divers. La capacité à entrer en état hypnotique est une aptitude naturelle, pas un don rare. Le seul véritable frein est la volonté de contrôler l'expérience plutôt que de s'y laisser porter — et cela se travaille dès les premières minutes de la séance.
- Peut-on rester bloqué en hypnose ?
- Non. C'est une inquiétude fréquente, mais infondée : la transe hypnotique est un état que l'on quitte naturellement, comme on se réveille d'une sieste. Personne n'est jamais resté « coincé » dans un état hypnotique.
- Qu'est-ce que je vais ressentir ?
- Les sensations varient d'une personne à l'autre : une lourdeur ou une légèreté du corps, une perception du temps modifiée, une conscience à la fois de la pièce et d'un espace intérieur. Il n'y a pas de « bonne » façon de vivre une transe.
- Combien de temps dure une séance ?
- Environ une heure, entretien préalable compris. La partie strictement hypnotique dure généralement entre vingt et quarante minutes selon le travail à mener.
- L'hypnose ericksonienne peut-elle remplacer un traitement médical ?
- Non. Elle s'inscrit en complément d'un suivi médical, jamais en remplacement. Pour toute pathologie diagnostiquée, votre médecin reste l'interlocuteur de référence.
À lire aussi
TabacCombien de séances d'hypnose pour arrêter de fumer ? AnxiétéCrise d'angoisse : que faire sur le moment ? PoidsPourquoi les régimes ne fonctionnent pas sur la durée
Gildas Lecomte
Hypnothérapeute certifié, formé à l'hypnose ericksonienne. Je reçois à mon cabinet de Dinard et en visio, et j'accompagne notamment l'arrêt du tabac, l'anxiété, les douleurs chroniques et la relation à l'alimentation.
⚕️ L'hypnose s'inscrit en complément d'un suivi médical et ne remplace en aucun cas un traitement.